Cameroun :l’administration fonctionnant que par réaction à la pression numérique
Le constat est sans appel. Au Cameroun, l’appareil d’État semble avoir déserté ses missions régaliennes. Ici, les rôles sont inversés. Tandis que l’administration s’enlise dans une inertie complice, ce sont les lanceurs d’alerte qui assurent désormais le service minimum de la justice et de la sécurité publique. Il est devenu courant de voir des citoyens ordinaires, smartphones en main, mener des investigations que la police délaisse. Ces "veilleurs" numériques révèlent les arnaques des mairies, les abus d’autorité ou les pratiques médicales illégales. « Sans l'intervention des réseaux sociaux, ce crime restait impuni », confie Marc T., témoin d’un récent accident de la circulation impliquant un camion mal chargé. « La police était sur place, mais elle ne regardait que les papiers. Il a fallu qu’une vidéo de l’accident devienne virale pour que les responsabilités soient enfin recherchées. » Cette dynamique rappelle les méthodes de figures médiatiques comme Paul Chout...