vendredi 12 juin 2026

Route camerounaise : le voyageur face au « racket » systémique


De Yaoundé à Douala, en passant par les axes du Grand-Nord ou de l’Ouest, voyager au Cameroun relève souvent du parcours du combattant. Entre postes de contrôle multipliés et exigences financières arbitraires, les usagers de la route témoignent d’un calvaire quotidien où l’autorité se transforme, trop souvent, en prédatrice.

« On nous prend pour des distributeurs automatiques », les voyageurs sont unanimes et poignants. Pour beaucoup, le contrôle routier n'est plus synonyme de sécurité, mais de peur. « Dès que le bus s'arrête, c'est la boule au ventre », confie un commerçant empruntant régulièrement l'axe Yaoundé-Maroua.


𝗘𝘅𝘁𝗼𝗿𝘀𝗶𝗼𝗻 ,𝘁𝗮𝘅𝗲 𝗶𝗻𝗳𝗼𝗿𝗺𝗲𝗹𝗹𝗲 𝘀𝗼𝘂𝘀 𝗺𝗲𝗻𝗮𝗰𝗲 


De nombreux voyageurs rapportent des saisies arbitraires de téléphones portables ou d’effets personnels, utilisés comme « gages » en attendant le versement d’une somme d’argent. En fait, sous couvert de vérification de documents, des agents imposent des prélèvements sans reçu, transformant la route en un espace de péage illégal.

Bien plus, malgré les accords au sein de la CEMAC visant à fluidifier les échanges, les tracasseries administratives ciblées semblent viser particulièrement ceux qui ne se soumettent pas aux exigences illicites.


𝗟𝗮 𝗹𝗼𝗶 𝗲𝘁 𝗹𝗮 𝗿𝗲́𝗮𝗹𝗶𝘁𝗲́ 𝗱𝘂 𝘁𝗲𝗿𝗿𝗮𝗶𝗻


Il faut savoir que la mission régalienne des forces de l'ordre est de protéger et non d'asservir. Le Code de déontologie de la Police camerounaise est d'une clarté limpide. En effet, « le policier doit servir la collectivité conformément à la loi, et non se servir ou asservir. » (Article 16). Par ailleurs, l'Article 33 du même code enfonce le clou en interdisant formellement le recours à la ruse ou à la tromperie pour obtenir un avantage. Confisquer un bien privé ou exiger une « commission » constitue une violation grave qui relève, au regard de l'Article 134 du Code pénal, d'une pratique illégale passible de sanctions judiciaires.


𝗖𝗼𝗺𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗯𝗿𝗶𝘀𝗲𝗿 𝗹𝗲 𝘀𝗶𝗹𝗲𝗻𝗰𝗲 ? 


Face à l’impunité, la résignation est devenue la norme. Pourtant, la DGSN dispose d'outils pour contrer ces dérives. Pour les usagers, la posture à adopter est désormais celle de la fermeté citoyenne. En cas d'abus, demandez calmement le nom, le matricule et l'unité d'appartenance de l'agent. Cette simple demande suffit souvent à faire reculer les prédateurs. Une chose à ne pas négliger, connaître ses droits. Rappelez, avec courtoisie mais fermeté, que le code de déontologie interdit la confiscation de biens personnels.

L'indifférence hiérarchique ne pourra persister si les preuves sont apportées. Le 1500 est le numéro vert gratuit mis à la disposition des citoyens pour signaler, en temps réel, ces comportements déviants. Bien que certains vont jusqu’à arracher le téléphone de celui qui veut appeler ou dénoncer. 


Le racket n'est pas une fatalité. Il est le fruit d'un laisser-faire qui mine la confiance entre les citoyens et leurs forces de défense et de sécurité. Si le policier est le garant de l'ordre, le voyageur, lui, est le gardien de ses droits. Le changement passera inévitablement par une double exigence : une rigueur accrue de la hiérarchie policière et une vigilance indéfectible des populations sur les routes du pays.


Il est donc désormais plus que important pour tous les citoyens victimes de ces pratiques à ne plus céder à la peur et à utiliser les canaux officiels pour dénoncer ces abus qui ternissent l'image des forces de maintien de l'ordre.


Joël Godje Mana


samedi 12 février 2022

Assemblée nationale : GASTON KOMBA relevé de ses fonctions

 


Suspendu depuis le 28 janvier, le secrétaire général de la chambre basse du parlement est définitivement écarté pour fraude.

 

Grace aux résultats d’un audit effectué le 20 janvier dernier sur l’utilisation de 200 millions de FCFA de la caisse d’avance, à la demande du président de l’Assemblée nationale (PAN), conduit ce 12 février au limogeage de Gaston Komba.

 

Un contrôle opéré par les services des questeurs, à la demande du président de la chambre basse, a révélé une utilisation et une gestion familiale des 200 millions FCFA alloués au titre de la Caisse d’avance lors de la prise de fonction du principal concerné. Sous autorisation de Cavaye Yeguié Djibril les investigations permettrons dès le 24 janvier 2022 d’obtenir de l’agent comptable « la mise sous scellée, pour sécuriser ces deniers publics, des disponibilités en numéraires détenues par le gestionnaire de la Caisse d’avance du secrétariat général, dont le montant s’élève à 28 millions 29 mil 480 FCFA.

 

En effet, les dépenses en question,« ont majoritairement été affectées à la prise en charge des besoins personnels du secrétaire général, au paiement des marchés sans pièces justificatives conformes, aux aides accordées aux personnes ne faisant pas partie des effectifs de l’Assemblée nationale et à l’attribution des interventions présidentielles qui est une compétence exclusive du président de l’Assemblée nationale ».

 

Plus loin, il ressort que, Madame Komba Djene Ollo Winnie est gestionnaire de la caisse d’avance et ne dispose d’aucun acte administratif l’autorisant à exercer cette fonction. Ainsi, le document précise qu'en tant que « descendante de l’ordonnateur délégué, elle est un cas de flagrant d’incompatibilité au regard de l’article 7 alinéa 1 ». Car, le décret de 2020 suscitée stipule en effet que « les conjoints, les ascendants et les descendants des ordonnateurs ne peuvent être comptables des entités publiques auprès desquels ces ordonnateurs exercent leurs fonctions ».

 

Selon le rapport, les questeurs disent avoir été victime «d’obstruction, d’immixtion et d’intimidation de la part de Madame Touloubouek Odile épouse Komba qui a exigé à l’équipe de contrôle de signer un procès-verbal qu’elles avaient préalablement élaboré ». Des agissements qui devraient valoir au minimum « une demande d’explication ».

 

À l'attente de plus d'informations sur cette décision, les regards sont tournés vers l'hémicycle.



 

Joël Godjé Mana

samedi 20 novembre 2021

Eau transfrontalière : la Convention d’Helsinki en marche


 


Au Cameroun, les démarches visant l’adhésion de ce projet de protection et d’utilisation des cours d’eau transfrontières et des lacs internationaux, de la Commission économique des Nations unies pour l’Europe (CEE-ONU) sont en bonne voie.


La convention permettra au Cameroun de disposer d’un cadre juridique international. Celui-ci définira les normes et les règles de base d’une coopération entre les États partageant les cours d’eau dans les bassins du lac Tchad, du Congo, du Niger, les fleuves côtiers.


En effet, bien que encore en étude, le projet de ratification de la convention sur l’eaud’Helsinki se déploie au travers des débats et planification. Le 15 novembre 2021, le ministre camerounais de l’Eau et de l’Énergie, Gaston Eloundou Essomba a présenté et défendu le projet devant le parlement.


Il faut savoir, qu'en adhérant à la Convention sur l’eau d’Helsinki, le pays s’engage également à conserver et à restaurer les écosystèmes dégradés par la sécheresse et les inondations causées par le changement climatique. En 2020 seulement, près de 160 000 personnes ont été frappé par les inondations  dans l’Extrême-Nord du pays. Il compte sur le fonds d’affectation spéciale de ladite convention pour atteindre ses objectifs de développement durable (ODD) dans le secteur de l’eau.


La validation du texte d’adhésion du Cameroun au niveau national et international fera de lui le sixième État parti de la Convention d’Helsinki de 1992 sur le plan africain. Le texte a déjà été ratifié par le Ghana (en 2020), le Tchad et le Sénégal en 2018, ainsi que la Guinée-Bissau et le Togo en 2021.


En espérant que tout se passe dans les temps et que cette convention soit une réussite dans la protection de l'environnement, les pays de la sois région en général et le Cameroun en particulier, continue à s'activer.


Joël Godje Mana

mardi 20 juillet 2021

Ouest-Cameroun: l'honorable Nourane Foster brutalisée par un agent de police




Depuis ce matin,une vidéo circulant sur les réseaux sociaux montre à quel point le respect et les droits des citoyens Cameroun n'y sont Plus. Cette vidéo démontre l'horreur d'un pays qui va à la dérive
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Joël Godjé Mana

samedi 19 juin 2021

Accident mortel à la falaise de Dschang

 


L'agence fait encore des morts il y a quelques minutes. La vidéo ci-dessus a été prise sur les lieux.



Joël Godjé Mana

jeudi 3 juin 2021

Énergie : Un projet d’électrification qui pourrait être bénéfique pour 8700 ménages du Nord et de l’Extrême-Nord

 



Le gouvernement ayant entrepris d’améliorer- l’accès à l’électricité notamment dans les zones rurales. Le projet entre en droite collaboration pour l’amélioration de l’accès à l’électrification des populations, qui ne sont pas encore connecté au réseau électrique.

Il s’agit de 201 transformateurs, dont 17 transformateurs triphasés et 184 transformateurs monophasés. Le matériel de branchement des foyers d’éclairage public ont été acquis et sont disponibles. Il reste à présent la finalisation des travaux de raccordement des 8700 ménages au réseau électrique avec pose de 8700 compteurs classique et à prépaiement. « Une Opération qui Sera entièrement gratuite», nous apprend-t-on à EDC. La réception provisoire des travaux de cet ambitieux projet d’un montant total de 7 milliards de FCFA, s’est déroulée le 25 mai dernier dans la localité Kong Kong, en présence d’Edouard Bell, directeur d’exploitation de EDC et des différentes parties prenantes au projet.

En effet, grâce au projet 105 villages, les départements du Mayo Louti et de la Bénoué dans la région du Nord, les départements du Mayo Kani et du Mayo Danaÿ dans la région de l’Extrême- Nord seront raccordés au réseau électrique. Rendus à ce jour, les travaux, de 116 km de lignes électriques-moyenne tension, 120 km-de lignes mixtes et 146 km de lignes basse tension sont achevés et mis en service par l’entreprise Égyptienne ELsewedy Electric.

Il faut déjà noter que depuis plusieurs années, les populations du Nord et de l’Extrême-Nord rencontre des graves problèmes de distribution d’énergie électrique. Cette situation qui ne facilite pas les activités commerciale comme ménagères restent une épine sous les pieds du gouvernement qui empêche de mener à bien ses projets. Ayant promis rétablir le problème de coupure intempestives dans la zone en avril 2021, jusqu’à présent les villes de Garoua et Maroua font face à cette difficulté qui jusque là perdure.

Il convient de préciser que le projet de renforcement et d’extension des réseaux électriques de transport et de distribution permettra au 31 décembre 2021 d’améliorer la qualité de l’offre en énergie électrique dans les Zones rurales des départements cibles et renforcer la puissance de l’énergie en passant du monophasé au triphasé.

En attendant la concrétisation de ce projet, les populations l’accueil dans un climat dubitatif, car aujourd’hui au Cameroun, « il faut voir avant d’y croire », Mamoudou Balédjoum, habitant de Kaélé, dans le département du Mayo-kani, région de l’Extrême-Nord.

Joël Godjé Mana


mercredi 2 juin 2021

BEAC : La Bad accorde près de 535 millions de FCFA

 



La Banque africaine de développement vient d’accorder à la Banque des États de l’Afrique centrale un don de près de 535 millions de francs CFA pour renforcer le marché financier régional.


La Banque africaine de développement et la Banque des États de l’Afrique Centrale ont signé, le 28 mai dernier à Abidjan, un accord de don d’un montant de 994 638 dollars (534.866.917 francs CFA) pour soutenir le projet d’appui au marché financier unifié de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Projet AMFUAC).

Cet appui issu du Fonds d’assistance au secteur privé africain (Fapa), financé par le Japon et l’Autriche et hébergé au sein de la Bad, permettra de mettre en œuvre trois principales composantes : la dynamisation du marché des titres publics, l’appui à la bourse et l’appui à la gestion du projet. Ainsi, les bénéficiaires directs de ce fonds sont la BEAC, la bourse unifiée d’Afrique centrale (BVMAC), la Commission de surveillance du marché financier d’Afrique centrale (Cosumaf), le dépositaire central, la Cima, et les agents économiques de la Cemac.

Selon la Bad, le projet AMFUAC stimulera l’approfondissement du marché financier régional grâce à une série de réformes visant à développer davantage le marché des titres publics, encourager la croissance de l’épargne domestique longue. Réformes visant aussi à améliorer les conditions de cotation en bourse afin de stimuler les introductions en bourse et les obligations d’entreprises et renforcer les capacités des institutions de marché et des acteurs.

«De manière spécifique, le projet permettra de soutenir les compagnies d’assurance à travers la Conférence interafricaine des marchés d’assurance en favorisant la collecte de données du marché des assurances, fiables, automatisées, disponibles et coordonnées ainsi que la mise en conformité du cadre réglementaire aux standards internationaux», précise le communique de la Bad à ce sujet.

Ce don du Fapa s’ajoute ainsi à une assistance technique approuvée par la Banque en 2019 pour appuyer le démarrage du Marché financier unifié en Afrique centrale ainsi qu’un programme de renforcement de capacités supervisé par la Banque et soutenu par le Fonds français d’assistance technique.


Joël Godjé Mana

Source : Gabon Rviews 99%


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